Le portrait robot de l’entrepreneur aujourd’hui

Le portrait robot de l’entrepreneur aujourd’hui

  • On March 1, 2017

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Nous accueillions chaque entrepreneur en prenat soin de proposer les meilleures prestations pour développer votre activité sereinement. Sachez que chez Deskeo, on est ravis de vous accueillir, peu importe votre domaine de prédilection !

Jeune, dynamique, motivé, “risk taker”, confiant, passionné… Autant d’adjectifs utilisés pour décrire les entrepreneurs dans la société aujourd’hui. Mais existe t-il réellement un profil type ? Sont-ils tous attirés par les nouvelles technologies, avide de reconnaissance par leurs pairs et toujours en quête de la prochaine levée de fond ou opportunité de communiquer sur leur startup ?

Deskeo a tenté de déterminer pour vous les différences entre réalité et préjugés.

Distinction entre les différentes cultures

Premièrement, la culture entrepreneuriale française a ses propres caractéristiques. Les Français sont généralement frileux quand il s’agit de créer une entreprise, par peur de l’échec, qui est trop souvent vu comme une fatalité. On se retrouve alors face à deux types de comportements : le premier va être de considérer cet échec comme la fin du projet ; s’il n’a pas fonctionné à ce moment donné alors il ne marchera jamais. Le deuxième comportement va être de se dire que  l’échec est formateur. On ne peut pas tout réussir du premier coup et cet échec va permettre de mieux rebondir.

Bien sûr, cette distinction est assez simplifié car parfois, on ne peut pas se relancer dans l’aventure entrepreneuriale dû à des contraintes financières, familiales, logistiques etc.. Mais c’est une différence de mentalité qui est primordiale. L’entrepreneur sait que l’échec et le risque font partie de son quotidien et l’accepte. Il réalise qu’une erreur ne signifie pas la mort d’un projet ou d’une idée, mais peut être un recalibrage, une étude plus poussée de la demande, un produit différent. En ce sens, l’entrepreneur et l’artiste sont similaires, ils doivent croire en eux même, se sacrifier pour leur projet et ne pas abandonner. Certains réussissent très bien, d’autres moins, d’autres pas du tout, mais tous ont répondu à leur passion. En cela, l’entrepreneuriat est un trait de caractère.

Les entrepreneurs aiment prendre des risques ! Oui mais…

Il est vrai que les entrepreneurs sont des “risk takers”, ils aiment prendre des risques, car cela fait partie intégrante du métier. Mais attention, ils ne sont pas fous pour autant. Les risques pris sont calculés et ils cherchent surtout à les minimiser. Certes, le challenge est stimulant, mais ils souhaitent avant tout faire prospérer leur entreprise. Au départ, certains risques sont mesurable (dans une certaine mesure) à l’avance et donc évitables, grâce à une excellent étude de marché par exemple. Mais, tout entrepreneur vous le dira, de nouveaux risques apparaissent tout au long du développement de l’entreprise et révèlent alors les capacités des gérants. Il ne suffit plus de s’occuper du développement, il va falloir manager et gérer d’autres compétences.

En effet, les entrepreneurs ne sont pas des loups solitaires, affrontant toutes les difficultés seuls. On a en tête les plus connus, les génis qui se sont lancés tout seuls grâce à leurs capacités, mais un bon gérant de société est avant tout, quelqu’un qui sait s’entourer d’une équipe compétente dans les domaines où il n’excelle pas. Cela permet de prévenir certains risques que seul, il n’aurait jamais vu.

Les entrepreneurs sont tous de jeunes diplômés de grandes écoles

Et bien non… plus d’un entrepreneur sur deux n’a pas de diplôme dans le supérieur, ils ne viennent pas tous de grandes écoles de commerce ou d’ingénieur. On a en tête les jeunes dirigeants de startups incubés dans une pépinière et faisant des levées de fond à tout bout de champ. On les imagine être les nouveaux “uber” ou encore “airbnb”, gagnant rapidement des millions d’euros.  Mais c’est loin d’être la réalité : lancer une entreprise coûte cher en argent, en compétences et en expérience. Est entrepreneur toute personne qui décide de monter une boite: un restaurant, une épicerie, une agence de communication, une application, un pressing etc…

En 2015, l’âge moyen des créateurs d’entreprise était de 38 ans. On est loin des jeunes diplômés de moins de 25 ans qui lancent leur startup..

L’entrepreneur a un projet innovant

Selon une étude de l’INSEE, 64% des entrepreneurs créer leur entreprise en se basant sur une idée qui n’est PAS innovante. Comme quoi, il ne faut pas forcément avoir l’idée du siècle pour enfin développer un projet. En effet, on entend parler de la Silicon Valley comme étant le berceau de l’entrepreneuriat donc on peut s’imaginer que seuls les idées révolutionnaires vont êtres rentables. Ces projets sont des applications, des robots intelligents, on a donc tendance à imaginer les entrepreneurs comme des geeks en Nike, qui parlent en langage codé, ont un QI de génie et se baladent en Skate dans leurs bureaux industriels. Eh bien non ! Ce cliché que les jeunes se vendent entre eux ne représente qu’une infime infime partie des entrepreneurs. La réalité est loin d’être aussi cool que ce que les films nous vendent mais elle a l’avantage d’être beaucoup plus atteignable..

L’entrepreneur gagne beaucoup d’argent

FAUX ! L’entrepreneur ne se rémunère pas ou très peux les premières années. Les success story telles que celle de Mark Zuckerberg ou Steeve Job ne représente pas le quotidien des entrepreneurs. Une poignée de startup vont récolter le fruit de leur travail rapidement car ils auront activé les leviers nécessaires à la réalisation d’une croissance rapide. Mais la grande majorité va avoir du mal à joindre les deux bouts lors des premières années de lancement. Beaucoup des startup connues ne sont pas rentables. Elles ne subsistent que parce que leur idée est innovante et qu’elles attirent des investisseurs, ce qui leur permet de faire des levées de fond. Ainsi, ces start up sont évalués sur des critères tels que le nombre de leurs consommateurs ou l’espace publicitaire qu’elles peuvent proposer, les informations qu’elle récupèrent sur leurs utilisateurs mais de moins en moins sur la profitabilité pure de leur produit.

Pour conclure, oubliez ce que vous pensez savoir sur le monde entrepreneurial. Les start up qui sont les plus populaires ne sont pas forcément rentables (RIP Take eat easy), l’entrepreneur n’est pas un geek de 20 ans mais bien souvent quelqu’un qui a forgé ses compétences en travaillant de nombreuses années avant de pouvoir se lancer seul, et c’est tant mieux. Le paysage entrepreneurial Français est aussi divers que sa population.  Il n’y a pas de règles. L’avenir n’appartient pas à ceux qui ont LA bonne idée, il appartient à tous ceux qui font.

 

Deskeo, des solutions de bureaux flexibles au meilleur prix.

 

 

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